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Le Triomphe de Tétricus

Triomphe de Tétricus

Sur un char tiré par quatre cheveux, l’empereur des Gaules usurpateur de 271 à 274 Tétricus Ier porte un globe surmonté d’une Victoire alors que son fils, le César Tetricus II tient un sceptre consulaire. Debout et couronnés de laurier, ils se dirigent vers un arc de triomphe en l’honneur de leur victoire contre les Goths, à Bordeaux, en 272 ap J-C. Les deux Tétricus seront stoppés par l’empereur romain Aurélien, en 274.

Quel lien avec l’Albret ?

Ce bas-relief en marbre, conservé au Musée Saint-Raymond à Toulouse est en réalité un faux sculpté en 1833 par Maximilien-Théodore Chrétin ! Installé à Nérac depuis 1825 où il possède un atelier de peinture, l’administration municipale va nommer Chrétin responsable du chantier de fouilles archéologiques de la villa gallo-romaine de la Garenne. Ses découvertes sont remarquables et saluées dans un premier temps par la communauté scientifique, dont Prosper Mérimée, puis mises en doute. Chrétin avoue la supercherie en 1835 lors d’un procès rocambolesque : les bas-reliefs et médaillons sont le fruits de son imagination !

L'artiste-faussaire !

C'est après un examen plus attentif des inscriptions latines, entourant les bas-reliefs et médaillons des découvertes de Chrétin, que les scientifiques comment à émettre des doutes. Des éléments insolites apparaissent :
- Il évoque dans la villa découverte un temple de Jupiter protecteur, victorieux et de la Victoire, situé dans la forteresse de Nerae Aquae (Nérac), qui fut le séjour de Tétricus Ier : c'est la fable d'une villa impériale à Nérac ;
- Sur un autre bas-relief, il grave derrière Tétricus Ier une mystérieuse Nera, son épouse, qu'il invente pour plaire à la ville de Nérac ;
- Une inscription de six lettres, M.T.C.N.D.P, n'a aucun équivalent dans l'univers gallo-romain. Au tribunal de Nérac, sa signification est révélée : il s'agit en réalité des initiales de Maximilien-Théodore Chrétin Natif De Paris ;
- Au lieu de la célèbre devise S.P.Q.R (Senatus Populusque Romanus), on rencontre parfois dans les inscriptions S.P.R.G.Q (Senatus Populus Romanus Gallicusque) une formule inconnue dans l'épigraphie romaine.

La villa de la Garenne et ses mosaïques, appartenant probablement à un riche notable, sont bien authentiques. Mais, Chrétin par la création de faux archéologiques souhaite glorifier sa découverte : une villa impériale de Tétricus Ier.

Plus d’informations sur Maximilien-Théodore Chrétin et l’affaire de la Garenne ?
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